AFFAIRE DE LA JEUNE BONITA: LE PURS CLAME UNE JUSTICE POUR LES DEPOURVUS

Le 11 Octobre dernier, les réseaux sociaux ont été envahis par une histoire aussi dramatique que pathétique. C’est une affaire de mœurs, à première vue, certains se confortent à dire de façon résignée que le Cameroun est une  «république du piment » et les scandales sexuels ne sont désormais que de faits banals.

Seulement, dans cette affaire aux allures ordinaires, se vit le cauchemar d’une adolescente de 14 ans. L’adolescence juste pour le rappeler c’est la période de transition entre l’enfance et l’âge adulte. C’est une période d’immaturité qui expose les individus à un degré de discernement réduit, une instabilité psychologique. Dans cet intervalle de temps, la fille ou le garçon est vulnérable et les prédateurs peuvent abuser d’elle ou de lui.

Pour le cas de la jeune Bonita, sa passion pour le journalisme l’aurait conduite à la rencontre de celui qu’elle aurait considéré comme un modèle, un mentor. Seulement, son rêve se serait transformé en cauchemar, dans un Etat où l’on démontre aux jeunes qu’on ne réussit pas juste par le savoir, mais par des méthodes insoupçonnées.

Comme dans le cas de l’adolescente d’Obala, d’autres jeunes hommes et femmes ont été confrontés au harcèlement ou à l’obligation de la promotion canapé voyant ainsi sombrer leur avenir. Les nouvelles qui nous parviennent font état de hauts fonctionnaires qui auraient transmis des maladies sexuellement transmissibles à des jeunes filles, certaines auraient d’ailleurs perdu la vie. Quel scandale!

Afin de redonner sa place au mérite et mettre fin aux abus sexuels sur mineurs, le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale appelle la justice à ne pas être celle des nantis mais celle de la veuve et de l’orphelin.

Des cas de clameur publique ont souvent été enregistrés, dénonçant des actes d’injustice mais les magistrats en charge de l’action publique ne se sont pas souvent activés à instruire un dossier sur ces affaires, attendant que la partie civile se constitue. On a bonne souvenance des affaires Vanessa Tchatchou, ou du jeune Ibrahim Moussa torturé dans une cellule, toute des histoires qui interpellent la justice dans son rôle.

Parfois même, les dénonciations liées aux mœurs sont simplement court-circuitées, celles liées à la pédophilie deviennent ordinaires, les vols d’enfants se multiplient, mais les auteurs de tous ces actes sont dispensés de leur crime du fait de la justice des riches et des puissants, celles qui fait croire aux classes défavorisées que leur position sociale les condamne d’emblée et qui fait dire au Camerounais que leur justice est injuste.

Pour le cas de l’affaire Bonita, le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale attend que la justice soit rendue et que le droit soit dit.

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