CAMEROUN: UNITÉ NATIONALE / LETTRE DU PURS À SON EXCELLENCE PAUL BIYA

Monsieur le Président,

L’histoire du Cameroun, surtout  depuis son accession  à la souveraineté internationale, est émaillée d’un contenu communément et confusément apprécié: parfois diversement.

 

Au demeurant, la souveraineté nationale  acquise le 1er janvier 1960 pour la partie francophone, et le 1er octobre 1961 pour celle anglophone et  qui, (a accouché à partir de la conférence de Foumban, de cette réunification des deux parties de notre pays et partant la constitution de type fédérale qui en a résulté), peut faire l’objet de nombreuses interprétations ou de diverses vérités et contre-vérités. Il restera constant qu’un socle certain a été édifié pour mettre en place les bases d’une unité nationale de fait.

 

Le 18 Janvier 1996, le Cameroun a connu une constitution (qui malgré son caractère non unanime a consigné tous les axes qui devaient désormais organiser la vie politique nationale, la préservation des libertés essentielles et des droits fondamentaux de nos compatriotes, et partant le développement intégral du Cameroun, notre pays.

 

La vertu principale de cette nouvelle orientation de la vie nationale, qui elle-même fut consécutive à des assises nationales, la tripartite de novembre 199 traduisait la consolidation d’un État de droit, garant du respect de la loi, de l’équité et de l’égalité des chances pour tous.

 

L’objectif étant d’avoir une nation avec une vie nationale, d’ériger nos populations en un seul  peuple, d’une indépendance portée par la souveraineté et surtout une démocratie qui définitivement devait être une école de gestion des contraires, qui enseigne à des personnes qui n’ont pas toujours la même vision des choses, la même conception de la vie, à vivre ensemble en se tolérant mutuellement, toutes choses qui devaient barrer la voie à l’exclusivisme et la dictature de la pensée unique.

 

Excellence Monsieur le Président, tout ce rappel qui pose le réfèrent historique de notre héritage commun le Cameroun, que nous ne vous enseignons pas, loin s’en faut, interpelle quant aux événements que nous venons de vivre et dont la convalescence est certaine, avec nos compatriotes de la partie dite anglophone.

 

 

Monsieur le Président,

Nos frères de la partie anglophone ont implacablement un compromis historique avec le reste du Cameroun, et se sont fondus dans la République du Cameroun sous les auripauds de l’unité nationale.

Toutes la nation va célébrer dans quelques jours, le 20 mai 2017, le 45e anniversaire de la fête de l’unité nationale. De nombreux compatriotes d’obédience ou d’origine anglophone sont actuellement écroués dans diverses maisons d’arrêts du pays à tort ou à raison, consécutivement pour des revendications aux allants diversement interprétés et notamment qu’ils disent n’être qu’entrain d’interpeler le pouvoir dont vous êtes l’incarnation à leurs aspirations sociales et légitimes, alors qu’il leur est imputé des intentions malsaines de sécessionnisme et de terrorisme.

 

Ainsi excellence, le PURS (Peuple Uni pour la Rénovation Sociale), au nom de cette unité construite par l’effort et l’engagement collectif des camerounais, sollicite de vous, en votre qualité de père de la nation ou de père tout court, que vous preniez la décision de remettre tous nos compatriotes de la zone anglophone impliqués à tort ou à raison, en liberté avant ce 20 mai, commémoration du jour ou anglophones et francophones du Cameroun ont pris la décision de se fondre définitivement en une seule et unique nation.

 

Excellence monsieur le président, ainsi, vous aurez agi non seulement, en Chef de la Nation,  mais vous aurez aussi  rassuré : pas juste nos compatriotes de la zone dite anglophone, mais aussi le peuple tout entier, quant à leur sécurité multidimensionnelle, et leur attachement aux idéaux de la   dont vous êtes le seul garant.

 

Vive la république du Cameroun !

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