CE 20 MAI LE PURS COMMÉMORE LES MORTS DU CAMEROUN

Au plus fort de la crise anglophone, impossible de garder la quiétude face au chaos profond dans lequel se plonge notre pays.

A cette même date l’année dernière, le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale dénonçait la violation des droits humains dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le Parti précisait particulièrement la situation de crise dans laquelle se trouve le Cameroun, alors même que certains construisaient des stratagèmes pour dénier la fracture dans laquelle s’engloutissait notre pays.

Face à la crise anglophone, le PURS a proposé le dialogue inclusif, dans un lieu neutre, avec des acteurs clés que sont les femmes d’influence, les leaders religieux, les chefs traditionnels, les acteurs de la société civile, les hommes politiques.

Le PURS a surtout réfuté l’idée d’Etat d’exception dans lequel nous nous dirigeons durablement. Les positions du gouvernement et celles des séparatistes  se durcissent, on assiste désormais à un dialogue de sourds. Les morts se comptent par centaines, les déplacés internes sont chiffrés à 40 000 tandis que les réfugiés au Nigeria sont de plus en plus nombreux. Les assassinats se multiplient du côté des civils comme des forces de maintien de l’ordre, les exécutions sommaires sont des indices d’un no man’s land.

Outre la crise anglophone, les exactions de Boko Haram ne faiblissent pas. L’insécurité grandissante dans la partie septentrionale est une épreuve quotidienne pour les populations.

Les autres régions du Cameroun ne sont pas en reste. La guerre des gangs entraine des tueries, difficile de garder son calme dans une jungle où la vue du sang semble ne plus émouvoir. La déshumanisation progressive des camerounais est un signe inéluctable d’un pays en proie à la guerre civile.

Aujourd’hui comme hier, le PURS dénonce tous les morts enregistrés dans la crise camerounaise. Du Nord-Ouest, du Centre, du Sud, de l’Ouest, de l’Adamaoua, du Nord, du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Extrême Nord, de l’Est. Cette rupture du lien social trouve son origine dans la mauvaise gouvernance qui étouffe le peuple depuis 36 ans.

Le ministre Massuke le rappelait en 1966, « Les maux qui touchent aux pauvres ont des répercussions sur les riches ». Ainsi, lorsqu’une situation de séparation sociale est appréhendée avec négligence ou dédain, elle finit par éclabousser le plus grand nombre.

Comment célébrer l’unité nationale lorsque la coulée de sang sur le Mont Cameroun provient d’une société non inclusive ?

Une société dans laquelle l’on prône l’inégalité de chance, l’injustice et le repli identitaire souffre de sa désunion. Ces fils et filles du Cameroun qui tombent au quotidien sont des morts de trop, des morts qui auraient pu être évités par la mise en œuvre d’une identité commune, d’un bien-être commun, d’un Etat-nation. Le vivre ensemble Camerounais se trouve ainsi menacé et la fête de l’unité questionnée.

Ce 20 Mai, le PURS sera à la place du défilé, pour commémorer les morts de trop que cause la crise sociale camerounaise.

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