Crise anglophone au Cameroun: Les leaders politiques et de la société civile doivent servir de force tampon

Crise anglophone au Cameroun

Les leaders politiques et de la société civile doivent servir de force tampon

C’est l’appel lancé par le  PURS, après des affrontements meurtriers entre les manifestants qui réclamaient  l’indépendance et  les forces de sécurité ce dimanche 1er octobre 2017  dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Interview de Serge Espoir Matomba

Plusieurs morts  ont été enregistrés dans les affrontements entre les sécessionnistes et les forces de sécurité  dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun ce 1er octobre 2017. Les leaders politiques et de la société civile doivent se mobiliser pour mettre fin à ce bain de sang des camerounais. C’est la substance  du   message porté par le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale au cours d’un point de presse le lundi 02 octobre à son siège de Douala.

Les hommes politiques et acteurs de la société civile doivent servir de force tampon entre l’Etat et les manifestants. Cette plate-forme sera médiatrice de la république, elle écoutera objectivement toutes les parties, fera preuve de neutralité, afin d’équilibrer les prises de position.

Serge Espoir Matomba, premier secrétaire du PURS  et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2018.

Explications de la position du PURS aux journalistes

Cette force tampon doit se mettre à l’œuvre afin d’éviter que le Cameroun ne soit obligé d’agir sous les pressions extérieures.

Les forces de sécurités sensées protégées les populations, ont ouvert le feu sur elles.  Ces populations non armées ont continué d’avancer dans la marche pour hisser le drapeau d’un pays qui n’existe que dans l’imagination. Parmi les morts des jeunes hommes et femmes qui avaient un fort potentiel à donner à leur pays.

Serge Espoir Matomba, premier secrétaire du PURS  et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2018.

Pour le PURS, le temps des discours est terminé. Il faut procéder à des descentes groupées dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Même si les autres leaders politiques ne répondent pas à cet appelle, Le PURS dit avoir déjà des équipes sur le terrain dans les différentes régions du Cameroun qui mènent  des actions dans ce sens, sinon il s’agira des morts gratuites.

Le ler  octobre 2017,  va entrer dans les annales comme un jour sanglant pour les camerounais. Des fils du Nord-ouest et du Sud-ouest, ont perdu leur vie pour des revendications sécessionnistes, pourtant le bain de sang avait été évité le 1er octobre 1961.

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