Crise anglophone.

Au moment où la ville de Mamfe nous renvoie le triste écho de la nouvelle de l’assassinat lâche de Sir Ashu Prisley OJONG , abattu dans une embuscade que lui ont tendu les Ambazoniens sur la route du village Eshobi ,j’aimerais avoir une pensée profonde pour sa famille qui perd en lui un fils,un frère et un époux , et pour ses populations ensuite que le jeune Mayor quitte à la fleur de l’âge et de son mandat puisqu’il achevait à peine à 34 ans le premier trimestre de celui-ci .

Cet autre crime odieux en plein COVID19 où l’Humanité toute entière a suspendu ses conflits interpersonnels pour se mobiliser en chœur dans la lutte contre une pandémie qui s’est abattue et déversée de façon impitoyable et par surprise sur elle nous révèle la cruauté , le manque d’éthique et l’irresponsabilité de ses auteurs .

Quelle guerre mérite encore d’être menée lorsqu’aucune garantie de notre survie sanitaire ne peut nous être assurée de façon absolue après celle-ci ? Est-il nécessaire et opportun d’assommer la population avec d’autres terrifiants supplices alors qu’elle n’a pas demandé ? À quoi bon les lui imposer si c’est pour elle qu’on prétend se battre?

Tandis que les massacres de Ngarbuh ont été abondamment dénoncés et leurs auteurs arrêtés pour être jugés , combien de Florence AYAFOR ,de Polycarpe IKOME et Ashu Prisley OJONG devront encore impunément perdre leurs vies dans l’indifférence totale ?

Bientôt 04 ans de guerre malgré des esquisses de solutions et la première partie d’un fond pour la reconstruction des zones sinistrées. Jusqu’à où va-t-il falloir aller pour que le calvaire des populations s’arrête ?

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