INTERDICTION DE LA MARCHE DE SOLIDARITE : VIOLATION A LA LOI

Le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale dénonce l’interdiction de manifestation en solidarité aux populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ainsi que le procédé utilisé.

Au moment où les populations de la ville de Douala s’apprêtent à témoigner leur solidarité à leurs frères des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, par simple voie de communiqué de presse, le sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1er vient le leur refuser. Or, il y a Sept jours,  ce dernier a délivré le « Récépissé de déclaration déclaration de manifestation publique avec occupation temporaire de la voie publique » conformément à la loi.

En effet, la Loi n°90/055 du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et des manifestations publiques est claire : « Le chef de district ou le sous-préfet qui reçoit la déclaration en délivre immédiatement récépissé. (2) Toutefois, s’il estime que la manifestation projetée est de nature à troubler gravement l’ordre public, il peut, le cas échéant: – Lui assigner un autre lieu ou un autre itinéraire ; – interdire par arrêté qu’il notifie immédiatement au signataire de la déclaration au domicile élu. »

Comment donc expliquer qu’une manifestation soit interdite par un simple communiqué en lieu et place d’un arrêté comme prévu sur le plan réglementaire?

Une question qui énonce l’état de non droit qu’est le Cameroun, où trône la loi des poids deux mesures. A l’observation, le parti au pouvoir est libre d’organiser une marche quand bon lui semble, et ne souffrir d’un quelconque blocus. Chose contraire dans le déploiement des autres partis.

Le PURS condamne avec la dernière énergie cette attitude discriminatoire de l’autorité administrative. Dans un Etat démocratique, la manifestation publique est l’expression des droits et libertés fondamentales.

Serge Espoir MATOMBA

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