LA CRISE DANS LE NORD-OUEST ET LE SUD-OUEST N’A QUE TROP DURE

Le 16 Octobre 2017, le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale tenait une conférence de presse sous  le thème « Oui à la libération des prisonniers, Oui au dialogue inclusif ». Près de deux années plus tard, notre message reste le même car seul le dialogue peut mettre un terme à la crise socio-politique dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Au moment où on déplore  plusieurs morts, au  moment où les déplacés internes et externes  revendiquent le retour à une vie normale, une vie décente, il est plus que jamais temps de trouver une issue définitive à la sortie de crise.

Aujourd’hui, les messages des dirigeants semblent aller dans le sens de l’apaisement et de la paix, après trois longues années de déchirures, d’exacerbation des tensions,  de fracture sociale et ethnique.

Nous avons tiré la sonnette d’alarme dès le début de la crise. Nous avons lancé un appel au dialogue inclusif. Nous avons surtout  proposé une force tampon  avec  pour  mission d’écouter objectivement toutes les parties  afin d’équilibrer les prises de position. Elle devait servir de médiatrice pour éviter que le Cameroun ne soit contraint d’agir sous des pressions extérieures comme c’est le cas en ce moment.

Au mois de Novembre 2016, le Peuple Uni pour le Rénovation Sociale a proposé comme issue principale de sortie de la crise anglophone, la libération pure et simple des personnes incarcérées corrélativement aux revendications du  Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Cet appel  n’ayant pas été entendu, nous avons continué à le marteler jusqu’à l’annonce de la clémence du Président de la république  le 30 Août 2017.   Seulement, l’arrêt discriminatoire des poursuites a davantage enlisé la situation avec pour conséquence, la radicalisation des personnes jusque-là modérées.

S’agissant du dialogue inclusif aujourd’hui approuvé par le Président de la République, voici le schéma que le PURS propose depuis 2016

LE DIALOGUE INCLUSIF 

– Le type d’acteurs du dialogue : il s’agit des chefs traditionnels, des femmes d’influence, des leaders religieux, de la société civile et des acteurs politiques.

– L’objet du dialogue : partant du fait que la crise anglophone naît de la mal gouvernance, le PURS invite les différents acteurs devant prendre part au dialogue à faire le diagnostic de la mauvaise gouvernance et de ses corollaires, avec des propositions de solutions.

Le PURS se félicite de cette écoute tout en espérant qu’il ne s’agit pas d’une démarche discursive et dilatoire.  Par ailleurs, le 22 Avril 2019, nous avons soumis à l’attention du peuple Camerounais, un mémorandum sur les propositions pour une sortie définitive à la crise anglophone et nous restons disposé à participer à ce dialogue.

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