LE PURS CONTRE LA MARCHANDISATION DE L’ECOLE

Le plaidoyer est contenu dans un document présenté à la presse le samedi 16 Septembre 2017. Pour le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale, la tension financière liée à l’école asphyxie les parents.

François Kelle King, le Secrétaire Général du PURS face à la presse

Prenant la parole, le secrétaire général du PURS a souligné que depuis plus de 20 ans, l’éducation au Cameroun repose à plus de 80% sur le financement privé. Ce sont les parents qui investissent pour les matériels, les fournitures scolaires, les frais de scolarité et les autres dépenses relatives à l’éducation.

« Il est malheureux de constater que l’Etat ne contribue que 20% dans le développement de l’école. Conséquence, l’école devient une marchandise que l’on vend au plus offrant, le service public se trouve ainsi privatisé. L’éducation est bradée et laissée à la merci du charlatanisme».

-François Kelle King, SG PURS

Parmi les outils de spoliation de l’école, l’APEE est particulièrement indexée. Les frais d’écolage qui s’élevaient à 1500fcfa, ont été multipliés par quinze et coûtent au moins 20 000fcfa. La somme versée à l’Association des Parents d’Elèves et d’Enseignants est tacitement obligatoire, ce que décrie le PURS.

« Les responsables des écoles primaires publiques ont développé le concept scandaleux de la gratuité d’accès et non la gratuité de séjour à l’école. Pour eux l’école s’apparente à l’église où on entre sans payer, mais on doit contribuer à sa vie. Or, au primaire, l’école publique est sensée être gratuite depuis 2001. »

-René Bonono Bakota, SNRP PURS

René Bonono Bakota, Secrétaire Nationale aux Relations Publiques du PURS

Le PURS rappelle que l’école n’est pas une marchandise, mais le devoir régalien de l’Etat. Le gouvernement devrait donc assurer les conditions d’une éducation de masse et non une éducation sélective comme c’est le cas actuellement.

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