LE PURS LUTTE CONTRE LE CHOLÉRA AU CAMEROUN

Face à la grave épidémie qui décime des milliers de camerounais depuis plus d’un an aujourd’hui, le PURS (Peuple Uni pour la Rénovation social) s’est lancé sur le terrain, avec pour principale mission de sensibiliser les populations sur les mesures à observer pour combattre la maladie. Ce mercredi, 04 mai 2011, la caravane ayant à son bord une forte équipe constituée des membres du mouvement a atterri à Mbanga, ville situé à 45 km, sur la route Douala-Nkongsamba. C’est dans l’après-midi que la délégation conduite par Kouegoue Boris Sinclair, responsable en charge du développement des quartiers du PURS, est arrivée dans cette localité du département du Moungo. Les premières images des lieux, semblent donner raison à une initiative de sensibilisation contre la « la maladie de la saleté ». L’insalubrité des quartiers, premier facteur de propagation du vibrion cholérique, est visiblement le lot quotidien des populations riveraines. De la gare routière au quartier haoussa, en passant par les marchés A et B, le constat alarmant est presque le même: les caniveaux empestent des mauvaises odeurs, les flaques d’eau sale jonchent la plupart des rues, les déchets et les ordures côtoient les usagers. Nombre de ceux qui habitent le coin savent pourtant que le choléra fait rage et connaissent même les mesures à prendre pour s’en protéger. « Je sais que pour éviter le choléra il faut se laver les mains avant le repas, laver les fruits avant de les consommer et boire de l’eau potable… », explique un monsieur approché par un membre de l’équipe de sensibilisation. Une vendeuse de poisson frais non loin de là avoue, quant à elle maitriser les précautions nécessaires pour ne pas souiller sa marchandise : »je fais l’effort de nettoyer mon comptoir et empêche que les mouches ne se posent sur mes poissons que vous voyez là! » dit-elle en pointant du doigt ses tas de poisson étalés à même le sol. Tout compte fait, entre ce qui est dit et ce qui est réalisé, le faussé semble énorme. D’où l’intervention des membres du PURS, qui à chaque fois ont amené ces populations à prendre à bras le corps le combat contre le choléra, en leur demandant d’appliquer effectivement les mesures d’hygiène et de salubrité. « Faites-le pour vous même. Faites le également pour vos proches afin de ne pas être contaminés, car il ne suffit que de quelques heures pour attraper le microbe et finir sa course dans un cimetière. » avance l’un d’eux face à une foule attentive. Certains responsables sanitaires rencontrés à l’hôpital de district de Mbanga affirment d’ailleurs que plusieurs cas de choléra ont déjà été enregistrés dans leur unité. Pour ces derniers la phase de sensibilisation entamée par le parti politique que dirige Serge Espoir Matomba est salutaire.

Obala, petite localité située à 39 kilomètres à la sortie nord de Yaoundé, est la cible ces dernières semaines de l’épidémie de choléra. 90 cas sont en ce moment répertoriés et selon les chiffres officiels, 12 morts ont été enregistrés durant le weekend du 12 au 15 avril 2011. Conscient de ce désastre sanitaire, le PURS s’est vêtu d’habits de combattant afin de renverser la tendance.

Le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale a entrepris une initiative citoyenne dans le but d’éduquer et de sensibiliser les populations de cette banlieue du département de la Lékié. Une équipe dirigée par le premier secrétaire du parti, Serge Espoir Matomba, est descendue sur le terrain ce mardi 19 avril 2011. Constituée de militants, sympathisant et volontaires dévouées à la tâche, leur objectif : divulguer la bonne information afin de bousculer les habitudes qui tendent à négliger les mesures d’hygiène et de salubrité chez les riverains. Dès l’arrivée dans la ville, l’accueil est plutôt chaleureux et empreint de convivialité. Le chef de canton de la chefferie, Nono Ateba Martin, apprécie l’initiative et ouvre les portes de la ville aux nouveaux venus. La tâche, loin d’être aisée s’apparente plutôt à un parcours de combattant. Face à l’équipe du PURS, des populations résignées qui ne croient plus au miracle de l’éradication de la maladie. Nombreux expliquent d’ailleurs sa présence et ses conséquences à ces lieux comme étant un coup du sort, mieux, une manifestation de la sorcellerie. Malgré les explications données par Serge Espoir Matomba et sa troupe, le pessimisme continue de se faire sentir. L’on évoque même une simple propagande électorale. Mais en face de cette cupidité agissante, des populations qui semblent avoir pris conscience de l’ampleur du mal. « Vraiment, les gens meurent beaucoup ici. Il faut faire quelque chose. On a déjà peur surtout nous qui vendons les produits consommables… » D’autres disent même être touchés de près par ce malheur épidémique. « J’ai dormi à l’hôpital cette nuit. Mon petit frère a été contaminé et les médecins ont dit qu’il fallait le transférer dans un autre hôpital à Yaoundé… » La caravane s’ébranle dans toutes les ruées de la ville et le constat est alarmant. Le choléra fait rage mais les victimes ne savent pas qu’à travers le lavage des mains ou le nettoyage des fruits avant consommation l’on peut aisément le contourner. Voilà l’un des messages que le PURS tenait à transmettre dans le but de jouer sa partition dans l’éradication de cette épidémie sans cesse croissante.

Le peuple uni pour la rénovation sociale, malgré ses ambitions hautement politiques entend, par ce geste, militer pour une cause purement sociale. Il sait qu’en œuvrant à l’éradication du choléra, la vie de milliers de camerounais sera sauvée. Ces derniers se rendront aux urnes demain, en bonne santé et choisiront à coup sûr le bulletin de vote du PURS afin de changer le Cameroun et le porter sur les cimes du développement. Apres le Nord, le Sud et l’Est, le périple qui mène l’équipe du peuple uni pour la rénovation sociale à Obala est à son dixième jour et compte mener son action citoyenne sur le triangle national. La caravane a pris le chemin du Sud-ouest et est décidée d’en finir complètement avec le choléra, tout au moins en ce qui concerne la phase de sensibilisation. L’épidémie de choléra poursuit sa progression dans plusieurs régions du Cameroun. A Kumba dans le Sud-ouest, plusieurs cas ont déjà été enregistrés en quelques semaines et le dernier bilan officiel fait état de dix morts. Comme dans les autres villes touchées par la maladie, la question du manque d’hygiène et de salubrité se pose avec acquitté. C’est pourquoi le PURS, entendez Peuple Uni Pour la Rénovation Sociale, s’est lancé dans la bataille de sensibilisation des populations de cette localité.

Arrivée du PURS à Kumba Une forte équipe dirigée par le premier Secrétaire du parti est descendu à Kumba ce jeudi 21 avril 2011. Leur mission, amener les populations locales à connaitre les règles élémentaires de lutte contre cette maladie. Des règles qui ont été condensées sous forme de tracts et qui ont été distribuées dans toute la ville. Arrivée dans la matinée, la caravane conduite par Serge Espoir Matomba qui a quitté très tôt la ville de Douala est vite rejointe par la représentation locale des militants du PURS au Sud Ouest. Une représentation qui a pour tête de file Ayamba John Ashu. Et c’est toute une délégation constituée d’une trentaine de militants, sympathisants et volontaires acquis pour la cause sociale qui se lance, escortée par des mototaxi mans, dans les différents recoins de la ville avec pour seul slogan « stop au Choléra !!! ». Les explications qui sont données aux populations en leur langue locale qui est le pidjin, tournent autour des précautions à prendre afin, non seulement d’éviter d’attraper la maladie, mais aussi de se prendre en charge en cas de contamination. Même si pour certains riverains, cette campagne de sensibilisation sonne comme un gong électoraliste, d’autres, par contre accueillent la nouvelle avec beaucoup d’attention et de soulagement. kumba-tawnDe Kumba-Tawn à Ndjembe, le message est le même : observer les mesures d’hygiène et de salubrité, traiter l’eau avant la consommation, se rendre dans un centre hospitalier en cas de premiers signes de vomissement ou de diarrhée. La sensibilisation se déroule sans incident et le message semble avoir été suivi par toutes les couches sociales de la localité. Pour le premier secrétaire du PURS, cette initiative vise à conscientiser les populations afin de réduire sensiblement la propagation de l’épidémie qui tend à faire son nid dans notre pays, voire l’éradiquer pour le bien être de cette population. Opportunité a également été donnée au comité représentatif du « Peuple Uni pour la Rénovation Sociale » du Sud-ouest, à la fin de la tournée, de recevoir les consignes du premier secrétaire du parti qui leur a demandé de ne pas baisser les bras et de continuer à éveiller les consciences afin qu’ensemble ils puissent créer le changement. Chose que ces derniers ont promis de traduire dans les faits. C’est aux environs de 17 heures que la caravane reprend la route. Prochaine étape de sensibilisation : Bamenda.

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