LE PURS RENCONTRE LES RESPONSABLES RELIGIEUX

Une délégation du PURS (Peuple Uni Pour la Rénovation sociale), conduite par son Premier Secrétaire, Serge Espoir Matomba, a rencontré ce jeudi 05 Mai 2011 à Douala, le coordonnateur national de l’union islamique du Cameroun en la personne de sheik Mbombo Ibrahim Moubarack. Pendant deux heures d’échanges, les membres du PURS ont présenté à l’autorité islamique les fondements de leur mouvement politique et sollicités les conseils de l’homme de Dieu.

Le cadre s’est voulu convivial pour accueillir la toute première rencontre entre les responsables du PURS et l’Imam Sheik Mbombo Ibrahim Moubarack, en sa qualité d’autorité suprême de l’ordre des islamiques du Cameroun. Pendant près de deux heures d’horloge, les deux partis ont abordé des sujets d’intérêt commun. Serge Espoir Matomba Prenant la parole en premier, Serge Epoir Matomba a présenté son parti à l’hôte du jour tout en relevant que c’est « le constat amer de la situation sociopolitique du Cameroun qui a poussé l’association des jeunes que nous représentions à se muer en parti politique ».

De l’avis de ce dernier, il est temps de réinstaurer la véritable démocratie basé sur des valeurs citoyennes au Cameroun. Et pour ce faire, le PURS dit avoir besoin du concours de tous et de la bénédiction du tout puissant par l’entremise de ses plus fidèles serviteurs. En réaction à cet exposé, l’Imam a souhaité le bienvenu à ses invités et s’est servi des paroles biblique et coranique afin d’apporter sa réponse à l’initiative du PURS. « L’ancien testament ou le nouveau et même le coran nous apprennent, dit-il, l’éthique et le consensus dans la manière de revendiquer. ». Prenant l’exemple de Moise qui a dû affronter le pharaon pour sauver son peuple de l’esclavage en Egypte et bien d’autres exemples tirés du Coran, sheik Mbombo Ibrahim Moubarack a conseillé au groupe d’être stable, ferme, déterminé et fort. Explications données par l’Imam « Dans la démarche, on peut avoir les coups mais il faut tenir le coup. La jeunesse camerounaise doit effectivement être le fer de lance de la nation car si rien n’est fait, la postérité nous traitera de traitres », a-t-il martelé. Pour lui, tout ceci ne pourra être possible qu’à une seule condition, celle d’être patient car la réussite de toute chose est fonction de la patience qu’on y accorde. Au-delà de l’ensemble de conseils que l’Imam a prodigué à l’équipe du PURS, il a tenu à préciser qu’un religieux dans un contexte purement politique et démocratique, doit être un juge qui a pour mission d’inculquer la morale aux différents acteurs du processus

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