MOUVEMENT D’HUMEUR A CAUSE DES JEUX DE HASARD : LE PURS SUR LE TERRAIN

Jeudi 23 juin 2017, de fortes tensions ont éclaté entre les employés de la société royal des jeux du Cameroun, agence de Sodico Bonaberi et les parieurs. Le Peuple Uni pour le Rénovation Sociale a effectué une descente sur le terrain dans le but de comprendre l’objet de la grogne.

Près d’une centaine de parieurs se sont massés devant la grille de l’entreprise Royal des jeux du Cameroun agence de Sodico Bonaberi dans le but de scander leurs réclamations.

L’autre jour j’ai joué 150 000fcfa, j’ai vidé toute ma caisse, même la pension des enfants. Aujourd’hui je gagne 30 000fcfa je dis qu’il me paie il dit qu’il va me rembourser. C’est du banditisme, il faut que le patron vienne nous expliquer ce qui ne va pas.

Affirme John

 Parieurs massés devant l’entreprise des jeux

Ayant été informé de la situation tendue qui prévalaient dans sa circonscription administrative, Serge Espoir Matomba Conseiller municipal de Douala IV est allé s’enquérir de l’état des lieux.

Après avoir écouté le chapelet des revendications des plaignants, le Premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale a affirmé son regret face à cette situation :

Les jeux de hasard pervertissent la conscience des Camerounais. C’est une source d’asservissement qui fait croire aux populations qu’il est possible de gagner facilement sa vie sans travailler pour y arriver. Les jeux de hasard ruinent les familles, détruisent la jeunesse.

-Serge Espoir Matomba

 Entretien entre Serge Espoir Matomba et les parieurs

Selon les récits recueillis sur le terrain, un parieur se serait suicidé après avoir contracté une dette de quelques millions pour participer aux jeux. Ayant perdu son pari, il va se retrouver dans l’impossibilité de rembourser l’emprunt et se donnera la mort.

Comme c’est le cas de plusieurs pays africains, le PURS s’inquiète face au succès des jeux d’argent au Cameroun. Prenant exemple sur la Gambie où tous les jeux d’argent sont interdits depuis mars 2015, le premier secrétaire du PURS pense qu’il est temps de juguler l’addiction des populations pour les jeux de hasard.

 

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