NON AU BOYCOTT DE LA FÊTE DE L’UNITÉ NATIONALE / NON A LA POLITIQUE DE LA CHAISE VIDE

Depuis quelques semaines, les appels au boycott de la fête de l’unité nationale sont relayés sur les médias nationaux et internationaux. Ceci se justifiant tantôt par la violation des droits fondamentaux, tantôt par la présence d’un code électoral non inclusif, ou encore par un autre justificatif visant à convaincre le peuple du bienfondé d’une décision moribonde.

Le Peuple Uni Pour la Rénovation Sociale, refuse de prendre part à ce délit de fuite permanent.  La politique de la chaise vide est une autoflagellation, une politique de blocage et verrouillage de toute activité de contre-pouvoir.  Comment rétablir le rapport de force lorsque nous n’arrivons pas à agir contre la dictature d’un système qui dure depuis près de 40 ans ?

Le PURS, reconnait que les fondements de l’histoire du Cameroun sont tronqués, l’unité ayant été obtenue par des stratagèmes trompeurs. La souveraineté nationale  acquise le 1er janvier 1960 pour la partie francophone, et le 1er octobre 1961 pour celle anglophone et  qui, (a accouché à partir de la conférence de Foumban, de cette réunification des deux parties de notre pays et partant la constitution de type fédérale qui en a résulté), peut faire l’objet de nombreuses interprétations ou de diverses vérités et contre-vérités. Il restera constant qu’un socle certain a été édifié pour mettre en place les bases d’une unité nationale de fait.

Il est également vrai que de nombreux compatriotes d’obédience ou d’origine anglophone sont actuellement écroués dans diverses maisons d’arrêts du pays pour des revendications aux allants diversement interprétés. Des détentions arbitraires dont nous nous indignons et que nous dénonçons avec la dernière énergie. Mais le PURS condamne fermement le boycott de la fête de l’unité nationale.

Ceux qui appellent au boycott aujourd’hui, l’ont déjà fait hier avec à leur actif une absence de résultat.  Il s’agit pour eux d’une stratégie d’endormissement du peuple afin d’accompagner le parti au pouvoir dans son processus. Ces mêmes hommes politiques ne boycottent pas le financement public versé dans leur compte bancaire. Pourtant il s’agit de l’argent du peuple. Le contribuable Camerounais du Nord-Ouest, du Centre, du Sud, de l’Ouest, de l’Adamaoua, du Nord, du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Extrême Nord, de l’Est y participe.

Le Cameroun est un et indivisible, le peuple doit prendre son destin en main. L’unité d’un pays est la première responsabilité de tous les acteurs de la vie publique et politique. Il revient à chaque individu de préserver la valeur des institutions.  L’action citoyenne est un atout de construction du débat public et de remise en question des injustices et des inégalités constatées.

 

Peuple Uni pour la Rénovation Sociale

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