OPÉRATION ÉPERVIER/LETTRE OUVERTE A BIYA

MON TRES « CHER » PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, je constate que vous êtes resté fidèle à vous même en accordant la grâce présidentielle à Lydienne EYOUM, reconnue coupable de détournement de fonds publics. Vous l’avez d’ailleurs affirmé en mondovision lors de la visite du Président français en terre camerounaise. Vous me direz que le droit constitutionnel vous confère ce pouvoir. Certes! Maintenant que vous avez exercé votre pouvoir discrétionnaire pour certainement protéger votre pouvoir suite aux pressions extérieures, que doit retenir le peuple camerounais et précisément les jeunes? On peut piller, détourner l’argent du contribuable en comptant sur votre grâce, n’est-ce pas mon Président? Alors chapeau! Comme dit plus haut, vous restez là fidèle à votre mission qui depuis 33 ans est de ramener le Cameroun plus bas que terre. Et même ! Ils sont si nombreux vos collaborateurs d’hier que vous avez fait enfermer pour les motifs de détournement de deniers publics. Dois-je comprendre que votre gouvernement de prisonniers depuis l’ex premier ministre devra très bientôt être en liberté ? Sinon on serait en droit de s’interroger afin de comprendre pourquoi vos ex collaborateurs « voleurs » comme Lydienne Eyoum qui sont aujourd’hui détenus doivent demeurer en prison… Ou faut-il préalablement jouir de la nationalité française? LIBERES LES TOUS ET QUE VIVE LE PILLAGE DES BIENS PUBLICS AU CAMEROUN.

MON TRÈS « CHER » PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

Vous arrive-t-il de vous souvenir que la constitution vous confère la responsabilité d’œuvrer pour le bien-être des camerounais et du Cameroun en premier? Comment comprendre que votre attention soit orientée ailleurs au moment où le peuple dénonce avec hargne le nouveau code pénal, qui semble entretenir davantage des injustices. Vous me direz que vous avez instruit la relecture de l’article 127… Et vous pensez que c’est tout ce qu’on attendait de vous? Il est clair que l’envie de conserver le fauteuil présidentiel vous motive dans la prise des décisions impopulaires et surtout contre le peuple. Hier c’était une mauvaise loi dit-on antiterroriste, aujourd’hui c’est un code pénal insipide et une grâce présidentielle pour Lydienne Eyoum… Des éléments qui démontrent à suffisance que seul le fauteuil présidentiel vous importe. Pour le garder jalousement, tout est mis en œuvre pour tenir le peuple en captivité, le faire prisonnier par ses propres lois, contenter les partenaires français dans l’attribution des marchés publics. Lydienne Eyoum, la franco-camerounaise libre afin que la France ne se mêle pas (du moins pour vous embarrasser) du processus électoral que vous voulez anticiper! N’avez-vous pas vu Lionel Zizou perdre les élections avec tout le soutien de la France, pays colonisateur et néo colonisateur, alors que Yayi Bony et lui avait déjà attribué presque tous les marchés au français et ont bénéficié de tout le support de la France ? N’avez-vous pas vu Touadera remporter les élections au détriment du candidat soutenue par la France? Laissez-moi vous poser quelques questions même si cela vous importe peu. Que voulez-vous que la jeunesse garde de vos agissements ? Pourquoi ne pas plutôt envisager la réforme urgente du système éducatif, levier de développement par excellence dont le Cameroun a le plus besoin aujourd’hui ?

Alors MONSIEUR LE PRÉSIDENT, le dernier mot revient au PEUPLE. Et le peuple camerounais n’est pas dupe. Sois vous prenez tranquillement votre retraite, soit vous continuez à vous entêter…

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