PROJET DE SOCIETE

DU PURS: PEUPLE UNI POUR LA RÉNOVATION SOCIALE

Préface

Depuis plus de trente ans, le Cameroun ploie sous une situation qui renvoie un tableau sombre. Aucun secteur de la vie n’est épargné dans cette dynamique d’inconfort et entraine de nombreux effets induits.
La dette publique du Cameroun s’accroit au fil des années. On est parti de 4488 milliards de FCFA en 2015 pour 4725 milliards de FCFA en 2016. Soit une augmentation de 5,3%. Le Cameroun est le pays francophone le plus endetté d’Afrique subsaharienne, nous sommes le 10e pays africain à croupir sous le poids de la dette.
Hormis l’endettement, notre pays a connu différents fléaux durant ces dernières années avec au centre des préoccupations, le terrorisme orchestré par BOKO HARAM. La grande pauvreté est le lot quotidien des populations, le niveau de vie est extrêmement bas. Le chômage sans cesse grandissant reste le débouché notoire des diplômés non qualifiés qui sortent des quelques universités implantées depuis des lustres. En somme, tout est à reconstruire au Cameroun.
Nous avons connu des années infructueuses de règne, confortant le Cameroun dans son statut de pays endetté. Ces situations débouchent sur un Etat de paradoxes. Un pays riche en or, diamant, fer, bauxite, pétrole, avec un potentiel minier impressionnant et des milliers d’hectares de forêt. Mais un pays qui ne donne aucune lueur d’espoir à ses citoyens. L’agriculture est totalement dégradée, le système d’élevage est archaïque et presque inexistant. Le manque d’infrastructures adéquates est criard. La corruption généralisée est devenu le mode de gouvernance par excellence dans tous les secteurs qu’il soit public ou privé. L’activité économique privée est au ralenti. Le développement demeure pure utopie.
Pourtant notre pays a du potentiel pour connaitre le développement tant souhaité par les Camerounaises et les Camerounais. S’inspirant de nombreux pays africains au sud du Sahara comme le Rwanda, la mise sur pied d’une politique économique efficace et efficiente favorise la dynamique de tous les secteurs d’activités, une bonne répartition des richesses et la responsabilisation des organes dirigeants.
Pour mener un examen approfondi de la situation, des questions se posent : Qu’est ce qui explique le flux élevé de la dette sans observation d’un mieux être des Camerounais? Comment comprendre le sous-développement dans lequel nous stagnons depuis plus de 50 ans malgré notre richesse dont une bonne partie est exploitée ?
En effet, le Cameroun est un gigantesque chantier, l’ensemble de l’ouvrage est à reprendre à zéro. Il nous revient d’y contribuer.
En utilisant à bon escient nos ressources, nos richesses, nos biens, notre main d’œuvre, notre force, nous allons révolutionner les secteurs social, économique, politique et culturel. A cet effet, l’éducation sera notre pilier nous ferons de notre ère, révolution numérique et développement durable comme fondement de l’économie. C’est à nous de créer le Cameroun nouveau, le Cameroun des Camerounais conscients, déterminés, motivés, et disposant de toutes les ressources pour une marche décisive vers la rénovation.
Il s’agit des hommes et des femmes qui sont maîtres d’eux-mêmes, ouverts à tous les échanges, critiques et non conformistes, c’est-à-dire capable de dire non.
Chaque camerounais doit désormais s’associer pleinement au développement de notre pays. Chacun de nous détient la clé des urnes. Il nous revient à tous de prendre notre destin en main et d’impulser le changement. L’ultime recours que nous avons est principalement de nous inscrire sur les listes électorales, il s’agira ensuite d’aller voter. Mettons-nous à l’œuvre.
Je remercie tous les Camerounais d’ici et d’ailleurs qui porteront haut le drapeau, symbole de liberté et d’accomplissement.

Serge Espoir MATOMBA.