RÉVISER LA LOI ÉLECTORALE CONCERNANT LE VOTE DES JEUNES : UNE NÉCESSITE

Le vote à 18 ans est une proposition que le PURS a formulée en 2010 pour la première fois.

Étant nous-mêmes jeunes à cette époque-là , (ors de la création du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale, la moyenne d’âge des membres fondateurs étaient de 23 ans), nous comprenions l’état d’esprit de cette jeunesse qui ne peut librement s’exprimer sur la gestion des affaires publiques et politiques à cause de la restriction due à la minorité électorale.

Notre lecture était simple ; susciter l’engagement des jeunes devait faciliter l’inversion du mode de penser, car plus l’implication de la couche juvénile se faisait ressentir, mieux cette jeunesse consciente des enjeux devait demander des comptes ou sanctionner les dirigeants. Ainsi devait s’opérer la bonne gouvernance.

Car en réalité, les administrateurs auxquels on ne demande aucun compte sur la façon de travailler n’en font qu’à leur tête, ils opèrent comme bon leur semble.

Or très jeune, de nombreux camerounais ont fait face à un handicap psychologique. Ils ont grandi en écoutant la phrase rébarbative « L’école aux écoliers et la politique aux politiciens ». De ce fait, beaucoup ont manifesté leur désintérêt pour la gestion de leur quartier, de leur lycée, de leur village ou de leur ville.

Pourtant, la jeunesse représente l’avenir et l’impliquer est synonyme d’inclusion. Pourquoi donc être pénalement responsable à 18 ans, alors qu’on ne peut participer à élire le maire de sa ville à cet âge? Un paradoxe que nous appelons à corriger.

Il s’agit également là de l’une des propositions réitérer par le PURS au lendemain de la présidentielle de 2018, propositions déposées à Elecam.

Le vote à 18 ans ? OUI! Le Cameroun devrait modifier son code électoral dans ce sens.

Voila en substance  nos échanges avec les jeunes ce 31 août 2019 lors de notre intervention, à l’occasion de la 2e journée nationale d’action sur le plaidoyer Vote 18, organisé à Douala par NEW SETA, organisme apolitique.

Partagez sur les réseaux sociaux.