SÉCURITÉ SOCIALE/ PROTECTION SOCIALE AU CAMEROUN

Sécurité sociale. Parlons du cas du Cameroun.
Lorsque nous parlons de sécurité sociale, nous entendons par là : un système visant à couvrir l’ensemble de la population camerounaise au travers d’une affiliation obligatoire qui s’impose à la fois aux particuliers, aux employeurs, aux salariés et aux travailleurs indépendants. En somme nous désignons l’ensemble des institutions et des mécanismes, fondés sur l’idée d’une solidarité nationale, qui garantit des ressources aux individus placés dans des circonstances particulières telles que les maladies, les accidents, le chômage, la famille, la maternité, la vieillesse.
Nous parlons d’un besoin fondamental qui n’est autre que la Sécurité du camerounais.

Dans le style de la sécurité sociale, les prestations sont de deux ordres. Les prestations fournies en espèces : pension de retraite ; allocation de chômage… et les prestations en nature qui ne sont autres que les soins fournis aux patients dans les hôpitaux, les équipements sociaux comme les crèches pour l’accueil des enfants ou mieux les services des urgences, ambulances et autres logistiques pour venir en aide aux déshérités et intervenir dans la rue.

Mais pour que tout ceci soit faisable, les gouvernements souscrivent à la redistribution qui n’est rien d’autre que l’action de l’État et des organismes de protection sociale qui consiste à prélever des impôts et des cotisations sociales afin de verser ensuite des prestations sociales. Cette méthode permet ainsi de diminuer considérablement les inégalités et de protéger les individus face à certains risques sociaux. Et pour trouver les fonds nécessaires, l’État soit, prélève des hauts revenus pour ensuite les verser aux individus pouvant en bénéficier en fonction de leur situation économique et sociale. En second lieu, l’État prélève directement à travers la fiscalité directe, les impôts sur le revenu, le système de sécurité sociale, soit les cotisations sociales, sur les revenus primaires.

A présent qui doit bénéficier de la protection sociale.
En temps normal tout un peuple bénéficie de la protection sociale dans la mesure où elle est une question de régularité et de bonne distribution des richesses. Certains pays d’Afrique ont instauré la pension pour les étudiants afin de les aider à poursuivre de manière plus aisée et facile les cours. Cela est également une aide apportée indirectement aux parents. Nous donnons l’exemple des étudiants pour féliciter ces quelques rares pays à prendre le risque en sachant que la protection sociale quoi que bonne alourdie considérablement le déficit économique.

Chez nous en Afrique, précisément au Cameroun, cette protection sociale devrait être nettement observée lorsque nous mesurons la quantité d’impôts payés par les contribuables. Nous appelons ici contribuables, toute personne dont l’activité paie d’une manière ou d’une autre un quelconque impôt. Le camerounais paie son impôt sur toute sorte d’activité. Partant de la consommation jusqu’à la main d’œuvre rémunérée. Si tel est le cas, pourquoi tous les camerounais ne bénéficient pas d’une couverture ou protection sociale ?

La souscription à une protection sociale devrait être le premier pas à faire dès la naissance d’un camerounais. S’assurer que l’enfant entre dès ses premiers cris dans cette sorte de protection continue quelle que soit la chance de vie qu’il aura une fois grand.

Hélas ce n’est point le cas.
Les institutions en charge de cette protection sociales sont celles qui ironie du sort appauvrissent encore mieux les populations. Prenons un exemple tout simple. Les polices d’assurances obligatoires pour les véhicules. Combien de véhicules sont assurés par heure au Cameroun et à combien ? Un acte indispensable. Mais les autres polices d’assurance, facultatives… Quelques rares entreprises souscrivent à des polices d’assurance pour leur personnel. Mais vraiment rares. Ce qui devrait être obligatoire ne l’est pas par contre. L’État de temps à autre lance des campagnes de dépistage gratuit pour telle ou telle maladie, ou encore mieux des campagnes d’admission aux soins gratuits pour des maladies ciblées. Mais ces stratégies ne peuvent en aucun cas être considérées comme prise en charge ou protection sociale vue leur caractère saisonnier et la couverture partielle des centres de santé aptes à recevoir ces campagnes. N’oublions pas non plus que ces campagnes sont pour la majorité des apports d’associations, de fondations ou d’organismes internationaux. Donc nettement pas des prises en charge. Ce dont nous parlons c’est la possibilité à tout camerounais de se rendre à l’hôpital en cas de maladie sans aucun frais ou en bénéficiant d’une grande réduction des frais de santé. Pareil pour une totale prise en charge des gestantes et des accouchements, tant par césarienne que par voie normale. Pareil pour le retraité qui doit toucher sa pension à temps, le chômeur qui doit bénéficier d’une pension de chômage, des étudiants. ..
Notre problématique :

Comment le rendre effectif ?
Comment payer une allocation de chômage à tous ces milliers de chômeurs camerounais ?
Comment continuer à payer les primes des étudiants ?
Comment permettre à tous les camerounais de profiter des soins de santé quels que soit l’âge et la condition sociale ?
Comment fournir à tous les camerounais les mêmes conditions sanitaires ?

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