Serge Espoir MATOMBA , s’incline devant la mémoire de nos martyrs et s’appuie sur le sens de leur lutte pour poursuivre leur œuvre de construction d’un Cameroun nouveau. Aux Martyrs d’EKITE…

Mesdames, Messieurs, chers camarades, chers compatriotes.
Tout d’abord mes Remerciements à l’endroit de l’honorable BAPOH LIPOT , pour son invitation.
Merci à lui de nous donner ici l’occasion de nous réunir autour du souvenir de nos martyres qui ont donné leurs vies il y a déjà plus de 60 ans.
Afin que nous fils et filles du Cameroun , puissions vivre en femmes et hommes libres aujourd’hui sur la terre de nos ancêtres.
Oui !
Pour libérer notre pays du joug des colonisateurs ,ils ont versé leur sang.
Ici dans cette forêt de la Sanaga Maritime. Leurs vies ont été fauchées, pour beaucoup encore en pleine jeunesse.
Avant même d’avoir pu fonder une famille, d’avoir vu grandir leurs enfants ils se sont sacrifiés pour que vive un Cameroun libre, uni, fier parmi les nations.
Oui !
Au travers de cet hommage aujourd’hui, nous voulons leur témoigner notre reconnaissance éternelle.
Camerounaises, Camerounais,
Nous sommes toutes et tous les enfants des Martyrs d’EKITE.
Et inauguré aujourd’hui ce monument en souvenir de nos patriotes est pour moi un acte essentiel.
Un nécessaire travail de mémoire qui doit être poursuivi sans relâche.
Il ne s’agit pas de cultiver à l’infini le sentiment de rancœur contre l’ancienne puissance coloniale, le temps fait son œuvre et de nouvelles relations se sont tissées au fil des décennies.
Le respect mutuel est indispensable (X2)…
Le Cameroun doit pouvoir regarder n’importe quelle nation les yeux dans les yeux. Tout dialogue, échange de pays à pays, commerce ou coopération doit impérativement se réaliser, d’égal à égal, en tous cas c’est ainsi que nous l’entendons au sein du PURS.
Mais le pardon n’est pas l’oubli.
Le message des héros tombés à EKITE, nous le portons, que ce soit dans nos relations avec la France ou avec d’autres Pays.
Personne ne nous dictera plus unilatéralement sa loi que ce soit avec des fusils, des dollars, la construction de routes et infrastructures pour venir arracher nos ressources naturelles.
Oui !
le Cameroun est un pays qui veut se développer, et rester ouvert au commerce international, aux échanges, mais ceux-ci doivent être gagnants-gagnants.
Le temps du pillage doit être définitivement révolu.
Nous ne sommes pas naïfs.
Oui ! des complicités, des ingérences étrangères sont encore à l’œuvre, pour briser notre pays dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Les séparatistes ambazoniens sont armés par certains, qui vivent hors de nos frontières, et qui sous le masque de grands libérateurs cachent leurs appétits aiguisés par les puits pétroliers de Bakassi.
Des réformes sont sans doute nécessaires pour nos frères anglophones, le dialogue doit être continuel et approfondi, mais rien ne justifie les crimes commis, ni les visées d’éclatement de notre pays.
Ces prétendus maquisards, devenus des bandits coupeurs de routes et assassins de leurs propres frères, sont à l’opposé de l’idéal des Martyrs d’EKITE.
Il y a plus de 60 ans ces hommes jeunes pour la plus part se levaient pour la liberté et l’unité du Cameroun, ils étaient
*Banen, Bassa, Bamiléké, Pygmée, Bafia, Bamoun, Peul ou Bétis et tant d’autres ethnies encore, Animistes, Chrétiens, Musulmans, peu importe, l’objectif était commun : bâtir l’avenir. Oui ils ont donné leur vie pour construire le Cameroun, pas pour le détruire et c’est là toute la différence avec les sécessionnistes.*
Au nom du PURS, je le dis solennellement, le sang versé ici est justement pour que nous ne versions plus de sang entre Camerounais. La seule voie acceptable de transformation politique, que nous appelons de nos vœux, pour notre pays est celle des urnes, de l’unité des Camerounais, pas du séparatisme ethnique ou tribal, ni de l’agitation permanente hors des processus électoraux qui pourraient conduire au chaos et aux émeutes sanglantes.
Nous, femmes et hommes engagés dans la lutte politique, la vie publique, nous devons nous sentir humbles et petits face au sacrifice des martyrs d’EKITE.
C’était, ce sont des géants. Et pour reprendre une citation célèbre
*« Nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants ; nous voyons plus qu’eux, et plus loin ; non que notre regard soit perçant, ni élevée notre taille, mais nous sommes élevés, exhaussés, par leur stature gigantesque »*
Ce regard partagé, cette lucidité commune, permis par leur sacrifice, le sacrifice des Martyrs d’EKITE, mes sœurs mes frères mettons les ensembles au service d’un Cameroun nouveau, uni, fraternel, celui que nous appelons de nos vœux, celui pour qui, ils sont tombés.
Notre engagement politique, n’a qu’un seul but, faire de cette terre bénie, le Cameroun un pays où, tout en honorant nos morts au combat, il fait tout simplement bon vivre. Oui unissons nos forces, travaillons ensemble, construisons dans la paix et la démocratie notre avenir.
Ce monument n’est pas une tombe mais un hymne à la vie, que nous voulons belle et éternelle pour notre Pays et sa jeunesse.
Vive le Cameroun, libre Uni et démocratique !

 

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